critique
Encore un tube. O n n’a pas l’habitude de voir de la peinture du XVe siècle telle que l’Adoration des rois dans une petite bourgade de campagne comme Courpière. Et pourtant dans le TUBE, le couloir transformiste de la librairie Les Mots Bleus, un Ange musicien de Béato Angélico attend le chaland et des natures mortes du XVIIe siècle posent comme des photos d’une époque sans Niepce. Francesca Berni est restauratrice. Non, elle ne tient pas le Relais de la saucisse entre Montargis et Nemours mais elle restaure les tableaux comme le plafond de la sacristie de Santa Caterina à Sienne. Autant dire qu’elle se considère comme une artisan de la peinture. Formée à l’école de Florence où elle naquit, elle avait peu de dispositions pour l’abattage des arbres ce pourquoi elle embrassa plutôt une carrière artistique. Francesca réalise des copies de l’école flamande tout aussi bien que des enluminures italiennes. C’est surprenant dans un couloir : pas de distance : le spectateur à l’œil collé au tableau malgré les croassements d’une grenouille qui aboie dés que quelqu’un rentre.Quand on a fini de s’étonner, on revient dans la librairie et l’on jette un oeil aux livres toujours plus variés. Tiens « Plaire aux vaches » de Michel Ots ! C.G.