Expo au coq noir

Publié le par le tube

The mask of the jassery  

 

 

 

   Les masques exposés au Coq Noir toute la saison cachent-ils quelque chose ? On sait ce que signifie porter le masque comme dans les romans épistolaires du XVIIIe où l’on raconte une longue et douloureuse histoire d’amour en se cachant derrière le sceau des lettres anonymes. Mais là à 1200 mètres d’altitude où le courrier n’arrive même pas !

   Ils sont si colorés, si fantasques, sans être effrayants ; ils ressemblent à des visages d’êtres surnaturels vivant dans les forêts broussailleuses et dans les haies de Normandie, guettant les trains pour certains, pour d’autres scrutant le débarquement des alliés sur la plage d’Omaha. Les oreilles sont des radars géants à l’écoute des buis du monde. Est-ce qu’ils ne seraient pas les enfants dont on aurait tiré les oreilles parce qu’ils n’écoutaient pas le maître. Tirer sur une oreille pour faire mieux entendre c’est un peu voter Sarkozy pour entrer en résistance, un abus de langage…et une grosse connerie.

Mais attendez ! Nos elfes à grandes antennes sonores ne font pas de politique. Ils écoutent et pendent aux murs de la jasserie du Coq noir, là ou il n’y a pas si longtemps, avant les grandes migrations quand c’était le Forezien l’immigré, mugissaient nos féroces vaches Ferrandaises et ferrailleuses. Les entendent –ils ?

Meuh !

 

 

Le Coq Noir, col des Supeyres ; par Valcivières ou Saint Anthème.

 

 

Christophe Goby.
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Publié dans la librairie

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A
Quelle verve... Christophe ! Je suis rassuré, je pensais que tu avais voté Sarkozy...! Quoique, derrière le masque de l'isoloir tout devienne possible, non ?
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