Vendredi 11
février 2011
entre 18h30 et 21h
Vernissage de l'exposition
Le tube 4, rue du 14 juillet Coupière
Emmanuel Fage
« What’s in a bird »
Un poète icarien qui danse oblique
en acrimonie sous un orage numérique
affichedes commissures anticycloniques
Narcisse confondu dans des nuées de flaques
allongé au sol des vénus de Lucas Cranach
qu’accompagne un grand chien blanc et black
enragé, rompu, il verse, il rend soluble
des verts anglais, anciens jaunes, cinabre
accusé d’avoir défenestré de pâles bleus
Otage au ciel de traîne, ode au diaphane blême
surtendu sur la page de musique de Brême
déroulant sa géométrie l’annonce en néon me
transporte vaguement au pied du chantre ami
rhapsode dévolu avec des chiens en vis-à-vis
vide apparenté, ras la gueule il a mis l’infini
sur son dos, cortex de maille chimérique
aussi chie fèces d’or et pourpre d’alambic
taille vents pour son précieux viatique
allant en ellipses, en amazone, en Hyperbolles
tramant gris-gris, testostérone et parabolles
haut lieu des ailleurs land baignés de formol.
Une peinture peu conventionnelle, troublante par ses effets de matières, la densité des couleurs, l'on dirait du
sucre d'orge parfois.. Surprenante par le choix des sujets historiquement personnels où affleure un culte de la peinture elle aussi historique.
La condition du peintre, un état d'âme radial tenu dans la sensation fragmentaire qui constitue l'ensemble d'une
vision du réel atmosphérique.
Le travail d’Emmanuel Fage montre un sens interne, une épaisseur, des traversées. Un temps romancé, cristallisé,
Un glissement continuel narratif, semblant se tenir presque hors sujet, hors de lui même, en quête de présence objective par le biais de quelques enfilades baroques, poésie, proses des
titres…
Il n’y a pas de vide dans cette peinture, il y du loin, du prés, et cet éloignement qui s’engouffre entre ces
distances s’appuie constamment sur une référence, un écho. Et c’est bien d’écho qu’il s’agit, sous les surfaces voilées, contre les éclats vitreux, matière de flaque, ce bruit, le grain
soluble,ou pas, nous renvoie non son passé mais son jadis comme vertige alloué à l’identité du doute, paragraphe virevoltant qui n’aurait de cesse que d’être à l’affût de lui même, ultra violé
par la lumière.
Un air moins efficient ou moins transparent que l’air atmosphérique normal ,Une barbe ou une opacité qui s’ajoute aux
substances,Une petite couche calcaire à la fois scintillante et éloignante.
La manufacture de la peinture ; sa fabrication filandreuse, ses méandres, oublis, absences, les jaillissements, les
allers retours entêtés, les palais fictifs, les géométries chimériques.
Ce qui est figé, ceux qui multiplient les Ifs.Ce qu’il faut de poids véritable, comment incarner certains mots, dégager du
lest,cacher en nouant, ensevelir en détruisant, se perfectionner en ratures.
Malentendus, ellipses, paraboles, hyperboles.Racines nacrées, nombril du monde, rives de l’Atlantide, mielleuse statuaire.Finir un, commencer deux, avaler des couleuvres dans un jardin
pudique. (Trésor public)
Se taire et prendre maintenant pour toi l’Objet petit a.Se tenir devant un seuil, cumuler du temps.Une
langue qui devient peinture.Et lorsque que la peinture ne veut pas, tu lis.
La pensée miroitante de Pascal Quignard, un goût pour le rébusienRaymond Roussel, Henri Miller
érectile, solaire Michel Houellebecq, la langueur de Louis Calaferte, le théoricien appliqué Stéphane Auteguy, l’excurtionisteFernand Combet, Chapi-chapo à
Henri Michaux, Malcom de Chazalà changé d’adresse… André Hardelet au jardin, le poli(chinelle) Pierre Senges

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